Danses, dansons dansez !

Danses, dansons dansez !

Le Sacre du Printemps - 1913

Ah ce fameux Sacre qui a fait couler beaucoup d'encre !!!  Sur une musique de Stavinsky, il est créé par Nijinsky encore en 1913 - et là aussi, ce ballet fait scandale !!

Une célébration païenne du renouveau, par des danses de fertilité et le sacrifice d'une vierge Elue qui expire, épuisée, après avoir mené le choeur des danses sacrées.

Lors de sa création par les ballets russes de Diaghilev; la partition, davantage peut-être que la chorégraphie provoque le scandale et l'oeuvre ne fut présentée que 6 fois au cours des saisons de Paris et de Londres.

Ce sacre a été repris de nombreuses fois par Léonide Massine en 1920, au Metropolitan Opéra à New York en 1930 avec Martha Graham dans le rôle de l'Elue, par les ballets de Stokholm ou les ballets Suédois en  1956 et enfin par Béjart au théâtre de la monnaie en 1959 : là Béjart s'attaque à des considérations plus universelles. Le grand chorégraphe considère que l'amour humain dans son aspect physique symbolise l'acte lui-même par lequel la divinité crée le Cosmos et la joie qu'elle en retire... Que ce ballet soit dépouillé de tous ses artifices du pittoresque L'hymne de cette union de l'Homme avec La Femme au plus profon de leur chair, est aussi l'Union de l'Homme avec la Nature ou du Ciel et de la Terre, une danse de vie,une danse de mort, éternelle comme le printemps !

1913- Le sacre - 1ere version

et reprise avec Pietragalla - même costumes

1/ la version de Nijinski avec Pietragalla dans le rôle de l'élue - ça m'amuse toujours cette version avec les longues robes et les longues tresses et quel travail de sautiller/sauter ainsi pendant tout le ballet ... c'est la façon de Nijinski de trancrire cette danse de l'élue qui doit s'offrire en sacrifice au dieu Iarilo - danser jusqu'à l'épuisement et succomber. Cette version du sacre fut complètement incomprise lors de sa sortie en 1913 -
2/ La version de Pina Baush - très surprenante - est-ce un hommage à la déesse Terre que cette masse de tourbe noire amoncelée sur la scène où se roulent les danseurs et danseuses dont les robess blanches ressortent salies ? cette vision du sacre est angoissante : les hommes torse nus et pantalons sombres, les femmes en robes blanches bougent de façon désordonnée, fuite désespérée. Les femmes rejettent une tunique rouge sang et l'élue, désignée, doit la revêtir sanchant qu'elle est vouée au sacrifice - Sa danse me faisait penser à une femme en proie à une pscychose aigüe, quelque chose d'un établissement psychiatrique... on la dirait en transe, elle est maculée de tourbe, et finalement tombe, échevelée, a demi-dénudée, telle une démente sur la scène -
3/ la version de Preljocaj va encore plus loin dans le côté "démence", avec l'élue, totalement nue au milieu d'une sorte d'île gazonnée sur la scène - mais sa danse n'est pas lascive ou sensuelle, c'est encore la gesticulation d'une femme "piquée par une tarentule" qui gesticule comme pour évacuer le poison.. (c'est ma version, ce que j'ai ressenti personnellement !!)...

Enfin, tout ça pour dire que je n'ai pas vraiment accroché à ces 2 dernières versions du sacre... j'aime mieux la version Béjart plus compréhensive avec les hommes et femmes sacrifiant au rite de la déesse Terre et la danse de l'élu et de l'élue. Celle de Nijinski est aussi intéressante - par contre les costumes semblent étranges pour ce ballet.

 



31/05/2008
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