Danses, dansons dansez !

Danses, dansons dansez !

La construction du mythe de la "danseuse"

"Elles sont souvent extraordinairement belles, avec un port et des vêtements élégants, la parole aisée, habiles dans la danse et le chant, expertes dans l'art du jeu et tout cela incite les spectateurs à la luxure" (1631)
Déjà  au Moyen-Âge on fait mention de femmes dans les groupes de musiciens et saltimbanques ambulants, elles se livrent à des prouesses acrobatiques, miment des histoires, leur grande souplesse et habileté corporelle leur permettent une liberté de mouvements inusitée à l'époque. A la fin du Moyen-Âge, les jongleuses apparaissent dans les fêtes des châteaux dans les banquets de la cour. On les nomme le plus souvent "saltatrix", terme latin qui signifie "danseuse" mais aussi mime.
A partir du milieu du XVe en Italie, les maîtres à danser enseignent dans des espaces publics et privés, composent des chorégraphies, élaborent un vocabulaire, un langage et un style. Pourtant, dans le milieu de la danse, aucune femme ne semble profiter de cette reconnaissance, seulement acquise par les hommes.
Au XVIe , dans les premières formes de danse théâtrale (intermèdes, ou ballets de cour) ce sont les dames et les gentilshommes qui interprètent les créations chorégraphiques.
Peu à peu, surtout grâce à la création de l'Académie royale de danse, en 1161, les interprètes féminines commencent à bénéficier d'une certaine crédibilité. Pourtant, il faudra attendre la fin du XVIe pour que les danseuses professionnelles soient officiellement reconnues et pour qu'elles reçoivent une rétribution pour leur prestation ; jusque là, seuls les hommes sont considérés comme danseurs professionnels et ils se travestissent au besoin pour danser les rôles féminins.



06/05/2008
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