Danses, dansons dansez !

Danses, dansons dansez !

George Balanchine ou Mister B -

George Balanchine (de son vrai nom Georgi Melitonovitch Balanchivadze ;  est un danseur et chorégraphe russe d'origine géorgienne né à Saint-Pétersbourg le 22 janvier 1904 et mort à New York le 30 avril 1983( de la maladie de Creutzfeldt-Jakob !)

Il entre par hasard à l'École impériale de Ballet de Saint-Pétersbourg, à l'âge de 9 ans, puis étudie le piano pendant trois ans au Conservatoire de musique, tout en continuant la danse. Dès 1920, il réalise ses premiers essais chorégraphiques. En 1924, au cours d'une tournée de danseurs de l'État soviétique en Allemagne, il quitte son pays et est engagé dans la troupe des Ballets russes de Serge de Diaghilev. Promu maître de ballet en 1925, il entame une étroite collaboration avec Igor Stravinski, avec qui il créera plus de 30 ballets.

Il travaille ensuite à Londres, Copenhague et Paris, où il crée Les Créatures de Prométhée pour l'Opéra. Malade, il recommande un suppléant, Serge Lifar, qui prendra sa place comme maître de ballet.

Balanchine travaille ensuite avec les Ballets russes de Monte-Carlo, puis émigre aux États-Unis où il fonde, en 1934, la School of American Ballet et dirige l'American Ballet. C'est l'ouverture d'une école dont beaucoup de professeurs sont russes ; . Et dans sa première chorégraphie "américaine" Sérénade, Balanchine développe un style sophistiqué quoique abstrait. De nouveau, il "laisse la danse être la vedette des spectacles" ce qui veut dire qu'il se passe d'arguments.
En collaboration avec Stravinsky, russe émigré comme lui, il crée "Apollon Musagète" en 1928. Il comprend à travers la partition de Stravinsky que "les gestes comme les sons en musique et les teintes en peinture ont certaines similitudes et témoignent  d'une visualisation de la musique, " transformant le son en mouvement" - "Ils imposent leurs lois". A la faveur de leur amitié qui ne se démentira jamais, une kyrielle de chefs-d'oeuvre voit le jour. "Le baiser de la fée" en 1937, "Jeux de cartes" en 1937, puis "Orpheus" en 1948, "Agon" en 1957, "Ebony Concerto" en 1960, "les 4 tempéraments" 1946 et "Symphonie en ut" sur une musique de Bizet en 1947, pour ne citer que les plus connus.

Balanchine, s'il apprécie les bons danseurs, voue son génie à la célébration de la danseuse qu'il aime : longiligne.. bras très fins, longues jambes étirées, tête menue sur un long cou... le modèle Suzanne Farrell qui sera son égérie pendant longtemps.
Il se maria 5 fois avec ses étoiles : Tamara Geverkeva, Alexandra Danilova, Vera Zorina, Maria Tallchieff et Tanaquil Leclerc.
Défenseur d'une danse féminine, il tenait un peu les danseurs comme simple soutien.
"La femme est la reine de la danse et l'homme n'est que son serviteur... Le corps humain est une merveille en soi et particulièrement le corps féminin".
Outre les femmes, la musique était son sa deuxième source d'inspiration.

Quand vous avez à composer un ballet, vous écoutez et réécoutez la musique ?
Non, je ne l’écoute pas, je la regarde. Je lis la partition, c’est ainsi qu’on comprend la musique. La musique, ce n’est pas seulement la mélodie, l’harmonie, le rythme, c’est aussi la personnalité du compositeur. Il faut sentir qui il est réellement. Stravinski, par exemple, c’est un Turc, et un acrobate. Sa musique est à la fois orientale et très russe, pas à la manière de la Russie actuelle ou des restaurants russes, pas blinis-vodka, mais russe à la manière des Scythes devant un ballet,
il faut voir la musique et entendre les danseurs.…

Ici avec Suzanne Farrell sont égérie -



12/05/2008
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