Danses, dansons dansez !

Danses, dansons dansez !

Casse-Noisette - ballet féerie -

Aurais-je oublié le grand ballet de Casse-Noisette ?, je répare vite mon oubli -

Musique célèbre oh combien de Tchaikovsky, ballet en 2 actes et 3 tableaux créé par Marius Petipa d'après la version d'Alexandre Dumas du conte d'Hoffamnn, en 1892 !!!

Ce ballet a été repris de nombreuses fois par maints chorégraphes... je ne pourrais pas vous les citer tous...

L'histoire est archi connue : le matin de Noël, la jeune Clara reçoit de son parrain un casse-noisette (genre de pantin) en bois. La fête de Noël autour du grand sapin donne lieu à de multiples danses diverses ... Le Parrain est joué sous diverses formes aussi selon les chorégraphies.
Lorsqu'elle s'endort dans son fauteuil, le casse-noisette serré dans ses bras, Clara assiste au combat livré par les rats menés par leur roi contre l'armée des soldats de plomb. Clara sauve le casse-noisette en tuant le Roi des Rats et soudain, elle voit ce casse-noisette se tranformer en une jeune prince. Il dit :
« Merci de m'avoir sorti de mon sort.
— Quel sort, demanda Clara ?
— Mais venez, je vais tout vous raconter en chemin, répondit le prince ». et il l'emmène dans le château enchanté de la fée dragée -

En chemin, le prince lui raconta son histoire : « Il était une fois une princesse qui avait reçu un sort de la Reine des souris ; elle l'avait transformée en poupée. Pour briser le sort, il fallait un homme qui puisse casser une noix avec ses dents. Je me suis donc rendu au château. On m'a donné la noix. Il fallait la casser en fermant les yeux et en reculant de trois pas ; mais il y avait une souris et j'ai ouvert les yeux. Pourtant, la poupée est redevenue une belle princesse. Malheureusement, les souris m'ont alors transformé en casse-noisette. Pour que je redevienne à nouveau un garçon, il fallait qu'une fille m'aime et... je vous ai trouvée. Voilà mon histoire.
— Ah, c'est ça votre histoire, répondit Clara ? »

Ils arrivèrent dans un royaume aux portes en chocolat, aux maisons en caramel et aux arbres en glace,  un pays fantastique où a lieu une grande fête avec de nombreux divertissements et danses.
Divertissements :

  •  Chocolat - Danse espagnole
  •  Café - Danse arabe
  •  Thé - Danse chinoise
  •  Trépak - Danse russe 
  •  Danse des mirlitons
  •  Mère Gigogne et les clowns
  •  Valse des fleurs
  • Pas de deux - Danse du prince et de la fée Dragée
  • Tarantelle
  •  Danse de la fée Dragée
  •  Coda
  •  Valse finale et apothéose
  • C'est, dans le texte originel, un conte aux sombres replis, où les illusions de l'enfance sont perturbées par les obscurités de l'inconscient. De l'univers petit-bourgeois qui l'entoure, un peu rétréci, très policé et étouffant Clara s'échappe en rêve.
    Le songe/désir de Clara, qui veut voir dans lejouet Casse-Noisette que lui a donné son parrain Drosselmeyer, non plus un simple pantin, mais le prince qui l'aimera et l'emmènera avec lui, est troublé par des cauchemars et peurs nocturnes nées de l'interdit . Tous ces personnages sont doubles, à commencer par Drosselmeyer, qui est à la fois un ami de la famille, attaché aux enfant et un prestidigitateur, image du "père" idéal.

    LE CASSE-NOISETTE DE RUDOLF NOUREEV

    Rudolf Noureev se rappelle avoir dansé - alors qu’il était encore à l’Ecole Vaganova un des enfants de Casse-Noisette dans la version de Vassili Vainonen, une des plus fidèles à l’esprit d’origine. Il dansera aussi le Prince quelques années plus tard et monte sa première version de Casse-Noisette en 1967 pour l’Opéra Royal de Stockholm.

    Noureev s’attache au fantastique du conte d’Hoffmann , démystifiant l’aspect « sucrerie » du ballet pour s’intéresser aux peurs et aux cauchemars de Clara, liés à l’éveil de sa féminité.
    Décors et costumes

    « Avec Rudolf Noureev, nous avons voulu éviter le côté Walt Disney. Le fantastique de Casse-Noisette ne s’adresse pas qu’aux enfants. Pour cette production à l’Opéra de Paris, j’ai conçu des décors et costumes s’inspirant de l’époque 1900, accentuant le contraste entre le réalisme bourgeois de la fête de famille et le rêve de Clara, qui transpose de façon cauchemardesque son monde quotidien, car au fond, on ne rêve toujours que de ce que l’on connaît déjà » (Nicholas Georgiadis)

    Une dualité que l’on retrouve à plusieurs niveaux dans ce Casse-Noisette et qui ressort de la thématique habituelle des ballets de Rudolf Noureev : le contraste entre le « dehors » et le « dedans » (la rue sous la neige où passent furtivement les adultes et où s’attardent à jouer les gamins/la chaude atmosphère du salon de la maison où l’on aime se réunir, en échappant au froid extérieur) qui correspond aux désarrois intérieurs d’un personnage enfermé dans un monde clos, tandis que la vie continue de se dérouler ailleurs.

    La musique

    « Si la musique slave domine dans le Casse-Noisette, on y trouve aussi un certain nombre d’emprunts : les invités, par exemple, entrent sur la vieille danse allemande Grosservatertanz (danse du grand-père), et l’ouverture montre combien Tchaïkovski adorait Mozart. La marche est aussi écrite dans une veine mozartienne. Tout, dans Casse-Noisette est construit d’une façon exquise, que j’aimerais qualifier de « viennoise ». A Saint-Pétersbourg, on se délectait de pâtisseries viennoises. Casse-Noisette leur ressemble

     

    L’année suivante, il remonte Casse-Noisette pour le Royal Ballet de Londres et le danse avec Merle Park. Puis à la Scala de Milan (il y aura une reprise dans une nouvelle production en 1977, puis en 1987). En 1971, il donne Casse-Noisette au Teatro Colón de Buenos Aires. Enfin, avec la complicité de Nicholas Georgiadis pour les décors et costumes, il réalise un Casse-Noisette mystérieux et freudien à l’Opéra de Berlin en 1979. Il y affirme sa conception d’une histoire complètement rêvée par Clara dans son sommeil : parents, amis et enfants en deviennent les protagonistes transposés, se partageant, en quelque sorte,  les rôles de rats, de chauves-souris et les danses "exotiques" du divertissement.

    Le parrain Drosselmeyer, si gentil avec elle, prend alors le visage du Prince. Pour la présente production à l’Opéra, Rudolf Noureev a poursuivi cette idée qu’il développe avec plus de logique encore, opposant le réalisme de la rue et la banalité de la vie familiale au monde intérieur, préservé et riche d’imaginaire de Clara.

     

    Valse des fleurs 1940 et danse des mirlitons 1963


     



    02/06/2008
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