Marie Taglioni

Marie Taglioni (23 avril 1804 à Stockholm - 22 avril 1884 à Marseille) est considérée comme la première grande ballerine romantique -

Fille d'une dynastie de danseurs et d'un père chorégraphe, elle étudie la danse avec son père, à Vienne, puis se rend avec lui  à Paris, où le père et la fille sont engagés en 1827 dans le Ballet de l'Opéra. Elle y fait sensation dans ses variations du Sicilien. En 1832, elle crée à l'Opéra le ballet La Sylphide où apparaissent à la fois le tutu romantique et la technique des pointes : Elle fut la première à monter sur le bout des chaussons, les fameuses "pointes" parce qu'ainsi elle semblait allongée, plus aérienne, plus légère... cela a aussi été le début de nos maux de pieds.. !!... et quand on imagine comment étaient les siens, à peine rembourrés !!!

Taglioni personnifie les qualités romantiques de fragilité et de lyrisme en dansant sans effort sur pointe. Sa rivale, la vive et théâtrale interprète de l'époque romantique Fanny Elssler, traduit son intérêt pour les danses folkloriques nationales en chorégraphies populaires.

Le nom de Taglioni évoquera éternellement le personnage de la Sylphide dans le ballet éponyme, un ballet que son père Filippo Taglioni crée pour elle. Le ballet raconte l'histoire d'un jeune fermier écossais, James, qui, le jour de ses noces, tombe amoureux d'une sylphide et qui perd sa capacité pour le bonheur lorsqu'elle meurt. La Sylphide est considéré le ballet romantique par excellence. Le ballet est aussi important parce que Taglioni, en sylphide, porte une jupe blanche diaphane. Connu comme le tutu romantique, le costume s'apparente à cette période.

La renommée de « la Taglioni » s'étend alors à l'Europe entière : pendant quinze ans, elle se produit de Londres à Berlin et de Milan à Saint-Pétersbourg, en s'illustrant notamment dans les rôles de La Fille mal gardée ou de La Laitière suisse. En 1845, Jules Perrot lui confie les rôles centraux parmi les autres gloires de l'époque, comme Fanny Elssler ou Fanny Cerrito, Carlotta Grisi ...  (Pas de quatre)

En 1860, elle règle pour Emma Livry sa seule chorégraphie, Le Papillon. Poursuivant une carrière de professeur de danse, elle enseigne la danse aux jeunes filles de la bonne société londonienne et rejoint, en 1880, son fils à Marseille, où elle meurt dans le dénuement.



Article ajouté le 2008-05-06 , consulté 18 fois

Commentaires



Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " Les débuts de la danse classique "

Retour aux articles