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Catégorie Ballets célèbres
Le baiser de la fée -
L'argument : il s'inspire d'un conte d'Andersen La fille de Glace - c'est une fée qui a sauvé un nouveau-né égaré par sa mère (quelle horreur) dans une tempête de neige - cette fée possède le pouvoir de le rappeler à elle à l'heure de son choix. Au jour de ses noces, elle emmène le jeune-homme dans sa terre d'éternité -
Il a été chorégraphié en premier par Bronislava Nijinska 1928, la soeur de Nijinski.
Ce ballet a été de nouveau remis en scène par Sir Fréderick Ashton, par Georges Balanchine, par Kenneth MacMillian finalement -

Posté le 27/05/2008 | 2 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Apollon Musagète -
Ballet créé en 1928 - après les ballets russes de Diaghilev deux personnes vont dominer de leur présence le milieu du ballet, Lifar et Balanchine -
Apollon Musagète représentait donc une nouvelle aventure par ses données esthétiques - De nouveau sur un livret d'Igor Stravinski - Pour Balanchine, il ne s'agissait pas d'évoquer sur cette musique l'Apollon figé de la statuaire gracque ; Apollon Musagète ce n'est pas l'Apollon du Belvédère mais c'est un jeune homme fougueux à demi-humain qui acquiert la noblesse grâce à l'art.
Le terme de Musagète revient à la définition de chef des muses inspirant à chacune d'elle leur art - Balanchine s'arrêta au nombre de trois : Calliope recevant d'Apollon le stylus et les tablettes, et personnifiant le poésie - Polymnie, un doigt sur la bouche figurant la mimique enfin Terpsichore, réunissant en elle les rythmes de la poésie, de l'éloquence du geste et qui révèle au monde la danse et trouve ainsi parmi les muses sa place d'honneur à côté du musagète. Après une chaîne des danses allégoriques, Apollon, dans une apothéose conduit les muses, Terpsichore en tête, au Parnasse qui sera désormais leur demeure.
La pureté et l'invention de la chorégraphie de Balanchine renouaient avec le classicisme abandonné par Petipa mais dans un esprit absolument différent : la manière de porter les femmes, de tourner au ras du sol, de se servir des pointes en subtiles syncopes et d'associer un homme à trois partenaires féminines fit hurler les gens, horrifiés !
ici, une version ancienne - 1928

et maintenant la version balanchinienne !!

Posté le 27/05/2008 | 16 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
l'oiseau de feu - 1910 -
Sur une musique de Stravinsky et une chorégraphie de Michel Fokine - Créé en 1910 avec ces superbes costumes des ballets russes que j'affectionne particulièrement - la musique d'Igor Straivnski était tout à fait nouvelle à cette époque et le ballet le fut aussi nouveau, de par ses rythmes et sa chorégraphie, d'avant-garde en quelque sorte pour l'époque.
Le livret de l'Oiseau de Feu s'inspirait de plusieurs vieux contes ruses - ils parlaient de Katcheï, l'immortel, ce méchant magicien qui retenait prisonnières de jolies princesses, et dont tout le pouvoir était contenu dans un oeuf magique. Entré par mégarde dans le jardin de Katcheï, le prince Ivan y découvre les pommes d'or et un sublime oiseau au plumage rouge qu'il capture. La plume écarlate qu'il gagne en le relachant lui servira pour se libérer lorsque Katcheï, l'ayant surpris, voudra l'emprisonner. Tombé amoureux de l'une des princesses entrevues, Ivan reviendra au jardin, vaincra le magicien grâce à la plume magique et à l'oiseau de feu, libérera les prisonnières et détruira l'oeuf qui contient l'âme du géant - Katcheï meurt - ses esclaves sont délivrées et Ivan, le tsarévitch épouse la princesse.
En 1902, Rimski-Korsakov avait écrit un grand opéra s'inspirant du même conte, mais l'ouvrage fut interdit par les tsar qui y vit, avec l'allusion à peine voilée à l'absolutisme du pouvoir, une illustration trop claire des procédés à employer pour y mettre fin, à une époque où la contestation commençait à s'exprimer de plus en plus ouvertement dans les milieux révolutionnaires.
Dans son admirable version contemporaine, Maurice Béjart n'a pas hésité à oublier la légende pour lui substituer une action racontant de manières abstraite une révolution en milieu ouvrier, tout à fait l'héritage des mouvements de 1968 -
Costume de Tamara Karsavina - 1910

et reconstitution récente -

Posté le 27/05/2008 | 35 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Au sujet de l'Oiseau de feu -costume de Bakst

Voici Tamara dans le costume que Bakst avait dessiné pour elle - Anna Pavlova refusa de danser sur cette musique qu'elle considérait être une ineptie. Malgré l'opposition de Vaslav Nijinsky qui aurait voulu interpréter l'oiseau ce fut Tamara Karsavina qui obtint le rôle.
Le costume inventé par Léon Bakst pour Karsavina dans le rôle de l'oiseau était éblouissant : plumes oscellées couleur émeraude, or et rouge vif, pierres précieuses, colliers de perles composaient pour la ballerine un plumage étincelant. Elle portait un diadème en métal martelé d'où pendaient deux colliers de perles et deux longues nattes ; au-dessus de ce diadème s'élevaient en un haut panache des plumes émeraudes et rouges -
Le décor d'Alexandre Golovine pour L'Oiseau de feu est un des plus beaux qui aient été conçus pour les Ballets russes. La forêt matérialisée par des arabesques multicolores qui semblent répondre à la musique (les critiques firent remarquer que les couleurs vives mais harmonieuses du décor s'accordaient merveilleusement avec la texture de la partition), le château du magicien avec coupoles et tours, les jeux de lumière évoquant la naissance du jour, tout contribue à donner un caractère magique, intemporel à ce ballet. Golovine a tenté de rendre dans ses décors à la fois la violence et le chaos d'une histoire de fantômes et de squelettes, en créant une forêt très colorée mais sombre (verts, ors étouffés, bruns mordorés), foisonnante, exubérante qui répond à la musique de Stravinski quand son rythme s'accélère, mais aussi la magie d'un conte de fées oriental
Posté le 27/05/2008 | 5 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Sheherazade -
En 1910, toujours sur une chorégraphie de Fokine, c'est un ballet en un acte sur une musique de Rimsky-Korsakov -
Le livret de ce ballet fut inspiré par les contes des Mille et Une nuits : la scène se passe dans le magnifique décor du harem . Le sultan Scharyar et son frère Zeman feignent de partir à la chasse après avoir confié le harem aux eunuques. Sollicité par la sultane Zobeïda, le Grand Eunuque laisse pénétrer les esclaves dans le harem : c'est la débauche ! La sultane Zobeida s'éprend d'un beau noir vêtu d'Or - L'orgie est soudainement interrompue par l'arrivée du sultan, qui ordonne le massacre ! L'épouse infidèle implore sa grâce mais ne l'obtient pas et elle se donne la mort -
Dansé en premier par les Ballets de Diaghilev avec Ida Rubinstein et Nijinsky dans les costumes de Bakst -
Ida Rubinstein et en-dessous Michel Fokine -


Posté le 27/05/2008 | 2 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
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